On est déjà en octobre et, à l’image de ces derniers mois, je vous écris cet article avec du retard (et des yeux de chat désolé pour espérer que vous pardonnerez ma présence trop sporadique).

Je n’ai pas posté aussi souvent que je l’aurais voulu cet été, et ce n’est pas faute d’avoir des choses à vous raconter. Mais vous le savez, je ne suis pas de ces blogueurs qui veulent garder le rythme de leurs publications à tout prix, surtout pas au prix de la qualité. Chaque texte que j’écris pour mon blog se doit d’être fait de mots qui, placés les uns à la suite des autres, font sens au fond de moi. Et si ce n’est pas le cas, si pour une raison ou une autre mes doigts ne trouvent pas leur chemin sur le clavier, je ne peux me résoudre à leur forcer la main. Alors c’est simple : je ne publie pas.

Cet été, c’est encore une fois la vie réelle qui est venue se mettre en travers de mes doigts. J’ai été beaucoup prise par plusieurs contrats qui m’ont fait écrire des dizaines d’articles pour des clients, et j’avoue que j’ai eu du mal à me mettre à écrire pour mon blog après avoir écrit autant pour les autres. C’est comme si mon cerveau était fatigué de trouver les mots, comme un enfant que l’on fait trop marcher et qui décide de s’asseoir au milieu de la route quand il est fatigué, sans vouloir se relever. Je compte bien l’entraîner pour qu’il puisse suivre le rythme de cette nouvelle vie de freelance en rédaction de contenus, mais il me faudra peut-être encore un peu de temps avant d’y arriver.

C’est donc seulement en octobre que je finis ce texte et y apporte ses dernières modifications. Et, alors que l’automne s’est déjà installé, voici un retour sur mon été.

Je vous le disais déjà en mai : j’ai sauté dans juin sans avoir vu l’été arriver, alors que d’habitude je ne fais qu’y penser.

Juin est arrivé quelques jours après notre retour du Brésil. Un retour d’un long voyage de 5 semaines, et d’un mois et demi sans voir Prague. Malgré le blues du retour, une partie de moi avait besoin de retrouver ce cocon que j’ai créé avec mon copain dans une ville à la saveur aigre-douce.

Mais le réel retour au cocon confortable a dû attendre un peu. Le premier week-end suivant notre retour à Prague, des amis nous proposaient déjà de passer une journée à České Budějovice. J’ai donc laissé mon envie de découvertes prendre le pas sur celle de cocooning.

České Budějovice, c’est une ville de République tchèque. Et dans mon envie de découvrir le pays, je ne pouvais évidemment pas refuser. Le centre y est petit, mais ça semble être la norme dans le pays : à part Prague, aucune ville n’est assez grande que pour demander plus d’une journée pour être vue. Elle a cependant une place principale super mignonne, dont je vous parlerai dans un prochain article.

Le week-end d’après, on prenait le train vers Budapest pour y passer une semaine. C’était une décision de dernière minute, et mon premier retour à Budapest depuis plus d’un an. J’ai dû légèrement me réhabituer à ses bâtiments moins colorés qu’à Prague, j’ai retrouvé mes marques petit à petit en allant voir quelques-uns de mes endroits préférés (l’un de mes incontournables ? Le Parlement le soir) et, comme je m’en doutais, je suis retombée amoureuse de cette ville qui m’a tant apporté. Pendant ce temps-là, j’ai aussi revu la plupart de mes amis/ex-collègues et, comme toujours quand se retrouve, on s’est remémorés certains de nos meilleurs souvenirs de bureau (je vous dis pas l’ambiance de classe de cancres qu’il y avait au bureau quand on était une équipe !).

Et après tout ça, histoire de définitivement dire à mon envie de calme d’aller voir ailleurs, juin s’est terminé par un départ pour un long week-end à Berlin.

Juillet a donc commencé à Berlin, que je voulais voir depuis plusieurs années et que j’ai enfin vue… sous la pluie. C’est sous la pluie que je l’ai découverte, sous la pluie que je m’y suis baladée et sous la pluie que je l’ai quittée. Nous n’avons eu que quelques moments de répit pendant ce week-end pluvieux. Sans surprise, dans ma tête, Berlin a donc pris forme derrière les gouttes (et derrière les fenêtres des bars et restos où l’on s’arrêtait). Moi qui déteste la pluie, autant vous dire que mes nerfs ont parfois été mis à rude épreuve ! Mais j’ai quand même beaucoup aimé son atmosphère bien à elle, dont je vous parlerai dans un prochain article.

Juillet, c’est aussi le mois de mon anniversaire. Pour la deuxième année d’affilée, je l’ai fêté à Prague alors que j’ai toujours l’habitude de le fêter en vacances dans la chaleur du sud. Cette année, j’ai fêté mes 28 ans en toute simplicité, et pourtant je me suis sentie tellement bien.  Je vous le disais dans mon article dédié à mon année de plus, j’ai fêté mon anniversaire sans l’anxiété du temps qui passe. Et quel bonheur !

En plus de ça, j’ai reçu de jolis cadeaux de la part de mon copain, mais aussi de la part de mes amis qui sont venus fêter le jour avec moi. Je n’ai pas pour habitude de recevoir beaucoup de cadeaux de la part de mes amis, et je ne m’en plains pas : leur présence a toujours plus de valeur à mes yeux. Mais je dois bien avouer que j’ai été extrêmement touchée par tous leurs petits cadeaux, qui ont sans aucun doute ajouté un peu de bonheur à ma journée.

J’ai aussi découvert un très joli endroit à Prague que je n’avais vu jusqu’alors qu’en photo : le jardin Vrtba. Il offre la jolie vue que vous pouvez voir sur la première photo de l’article et sur la photo du milieu ci-dessous. Je ne peux que vous le recommander, par contre ne me demandez pas comment son nom se prononce.

Et puis… C’est tout.

Et pour moi, ce n’est pas normal, car juillet est normalement un mois rempli d’aventures.

Juillet, c’est mon mois préféré. Non seulement parce que c’est le mois de mon anniversaire, mais aussi parce que, depuis toute petite, c’est, à mes yeux, le mois de l’été par excellence. C’est toujours en juillet que je partais en vacances, et c’est une habitude qui restera sûrement toujours ancrée en moi.

Parce que je vous le dis tout de suite : un mois de juillet aussi calme, plus jamais. Juillet sans vacances, plus jamais. Et plus jamais, non plus, de juillet passé à scroller Instagram en rêvant des vacances de tout le monde. J’ai testé, c’était drôle une fois (et encore), mais c’est fini.

Je me suis promis de ne plus jamais rester à la maison en juillet. Sauf si un jour j’habite dans le sud à côté de la mer, alors là je veux bien penser à faire une exception.

Le mois d’août a commencé tranquillement, baigné dans le travail comme l’étaient les dernières semaines de juillet. Et puis à la mi-août, après avoir eu l’impression d’avoir attendu une éternité avant de pouvoir profiter de mes propres vacances, je suis partie à mon tour. De vraies vacances d’été comme je les vois : dans un pays du sud, au soleil, près de l’eau. Et SANS PLUIE.

C’est donc vers Cádiz que je me suis envolée, pour rejoindre mes amis d’Erasmus. Le sud de l’Espagne et l’ambiance de l’Andalousie étaient parfaits pour commencer à finalement profiter de mon été. Je le dis et le redirai encore : c’est fou à quel point l’Espagne me fait du bien. Et le soleil de Cádiz qui va dormir si tard, nous offrant l’opportunité de rallonger nos journées presque à l’infini, n’a fait que multiplier mon sentiment de bien-être et de bonheur.

J’y serais bien restée plus longtemps, mais une semaine après, avoir passé des heures sur la plage pour enfin travailler mon bronzage, mangé des dizaines de tapas et profité au maximum de la présence de mes amis internationaux, j’ai réatterri à Prague.

Et pour fêter la fin du mois, avec mon copain, nous avons fait quelque chose que j’avais sur ma liste depuis mon déménagement dans les pays de l’est (deux ans et demi déjà !) : nous sommes allés à l’opéra ! Il m’a fallu toute la durée du premier acte pour comprendre que les artistes chantaient en italien et j’ai béni les traductions en anglais qui apparaissaient au-dessus de la scène lorsqu’ils se mettaient à chanter (bien qu’ils chantaient souvent pendant 3 minutes pour dire une phrase et que je me demande toujours si c’est réellement ça ou si c’est seulement que le transcripteur avait la flemme de faire son travail). Le tout a duré 3 heures pour raconter une histoire que l’on pourrait raconter en 10 minutes, mais c’était drôle. L’opéra, ça reste un monde à part. Et je suis heureuse d’avoir pu y jeter un œil.

C’est sur cette expérience musicale que, petit à petit, mon mois d’août a fait ses valises. Amenant dans ses pas le mois de septembre et tous les rabat-joie qui proclament l’été fini dès le 1er, sans savoir qu’il continue jusqu’au 21 (non mais oh, c’est pas parce que tu reprends les cours que les autres ne peuvent plus profiter de l’été) !

Cette année, mes trois mois d’été ont donc été plutôt peu chargés, mais mon été s’est allongé jusque octobre (je vous écris d’ailleurs depuis l’Italie). À suivre, donc, dans le prochain récapitulatif !

Et vous alors, votre été, c’était comment ?

Pour lire mes What’s Up précédents :
What’s up #4 : Mars, avril et mai
What’s up #3 : Décembre, janvier et février
What’s up #2 : Septembre, octobre et novembre

4 commentaires sur What’s up #5 : Juin, juillet et août

  1. Je compatis pour l’été sans bouger et à travailler, ça fait en effet bizarre ! même si on est à l’étranger c’est quand même pas pareil et pas des vacances… !

  2. Quel joli article sincère et touchant. Ta description de l’opéra me fait beaucoup rire – je suis une inconditionnelle, j’ai sorti des sommes monstrueuses pour aller voir les plus belles scènes et les plus grands chanteurs, c’est vraiment une passion, mais je comprends qu’à première vue ça paraisse étrange 😉

    • Merci Alexandra :)! Hihi oui, je comprends effectivement que ça puisse être une passion, mais c’est vrai qu’il faut un petit temps d’adaptation au début ! Au final j’ai mieux aimé que ce que j’aurais cru, mais je suis plutôt une inconditionnelle de la danse donc dans le même genre (enfin… plus ou moins !), je pense que je préférerais le ballet. Mais ça, ça reste encore à tester :)!

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